Un long dialogue

Dans ce roman à huis clos qu’habite l’alternance des voix de Tanja et Lisa, Gila Lustiger parvient, avec légèreté et un sens aigu de l’ironie, à écrire sur la mort sans jamais négliger la vie. Lentement, au fil d’un dialogue entre ces deux êtres que tout oppose hormis les liens du sang, le lecteur prend place à la table des Bergmann et saisit leurs mystères, retient leur histoire, une histoire ordinaire qui, comme celle de chaque famille, se révèlera riche en secrets et en révélations

Roman de Gila Lustiger
Editions Stock

::L’histoire ::
L’oncle est mort. Cette étoile fixe autour de laquelle les membres de la famille Bergmann ont gravité pendant un demi-siècle vient de s’éteindre. L’oncle est mort. Il laisse derrière lui une femme, une sœur, deux nièces, de la stupeur et bien des questions. Ses derniers mois d’existence, il les a passés loin du domicile conjugal, loin d’Anne, sa compagne depuis plus de trente ans, mais tout près des trois femmes de sa vie, dans la demeure qu’il leur avait léguée et qui l’avait vu naître.
Qu’advient-il lorsqu’un être aimé disparaît ? On continue. Sans fougue, avec l’impression que rien ne sera plus comme avant, avec le regret que les choses ne se soient pas passées comme elles auraient dû se passer. Et on parle, jusqu’à l’épuisement, on tient la douleur à distance.
Pendant toute une nuit, alors que leur mère, épuisée, dort au premier étage, les sœurs Tanja et Lisa vont évoquer leur enfance, dans cette maison où elles ont grandi elles aussi, aimé, haï ; extraire des scènes minuscules de la ouate des souvenirs, se disputer, deviser de leur vie et de leur oncle, de son influence, de leur rapport à la maladie, à la vie, à l’amour…
sources : © Stock 2013

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