Un très beau premier roman

Ce premier roman de Hélène Le Chatelier, à la fois tendre et d’une cruelle ironie, trace sous nos yeux le portrait d’une femme contrainte de séjourner dans un hospice. Elle se regarde vieillir avec lucidité et ironie, et revoit les zones troubles de son enfance pour aboutir, peut-être, à un détachement plus serein.

Roman de Hélène Le Chatelier
Editions Arlea

:: L’histoire ::
De ma naissance irlandaise, j’ai gardé le goût des grands espaces, des landes dévastées, des ciels lavés par la mer, des nuages gris au goût de sel.
J’ai atteint un âge presque canonique, beaucoup trop avancé pour que la décence m’interdise d’en faire part, bien qu’au fond cela me soit complètement égal.

Cette vieille dame irlandaise qui a tant aimé la vie n’a plus l’âge – ni l’envie – d’être raisonnable. Comment l’être quand on doit quitter sa maison pour toujours en laissant tout derrière soi ?
Mais il lui faut franchir le pas sous les yeux vigilants et inquiets de sa famille. Elle s’éloigne alors vers sa dernière adresse. Commence alors un douloureux face-à-face avec la solitude et les souvenirs, avec la dépendance physique, toujours mue par cet élan de vie qu’elle ne se résigne pas à abandonner.
Se regardant vieillir avec lucidité et ironie, elle revoit et revit les zones troubles de son enfance pour aboutir, peut-être, à un détachement plus serein.
sources : © Arlea 2009

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