Un récit très personnel

Dans ce livre, Franz-Olivier Giesbert qui se dit croyant depuis le jour de sa naissance, raconte sa foi à travers ses expériences, ses voyages, les oeuvres et les personnages qui l’ont marqué, de Saint François d’Assise à la philosophe Simone Weil, sans oublier Julien Green ou Norman Mailer. Ce n’est pas un témoignage ni une profession de foi, mais plutôt un récit très personnel où Franz-Olivier Giesbert construit et déconstruit la petite religion, sur fond de panthéisme, qu’il s’est fabriquée à partir du christianisme, d’abord avec sa mère, catholique et philosophe, puis, avec tous les évènements et toutes les découvertes qui ont rythmé sa vie.

Roman de Franz-Olivier Giesbert
Editions Gallimard

::L’histoire ::
«Je n’ai jamais eu à chercher Dieu : je vis avec lui. Avant même que je sois extrait par des spatules du ventre de ma mère où je serais bien resté, si on m’avait demandé mon avis, il était en moi comme je suis en lui. Il m’accompagne tout le temps. Même quand je dors.
C’est ma mère qui m’a inoculé Dieu. Une caricature de sainte mystique qu’un rien exaltait, des pivoines en fleur aussi bien qu’une crotte de son dernier-né, au fond du pot. Je suis sûr qu’elle avait de l’eau bénite en guise de liquide amniotique. Elle exsudait la foi.»
sources : ©Gallimard 2012

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