Suite et fin (?) des aventures de Zuckerman

Philip Roth aborde une fois de plus le problème du vieillissement – du cortège d’horreurs, de maladies, de petites misères, d’humiliations qui l’accompagnent. Ce lent renoncement obligé à tout ce qui fait le plaisir, l’élan de la vie : ce qui constitue la vie elle-même. Et il l’aborde de front, avec son audace, sa rage, son désir d’aller jusqu’au bout des réalités de tous ordres, d’autant plus, dirait-on, qu’elles sont désagréables et qu’il faut, comme pour les exorciser, en avoir fait le tour et le compte, sans faiblir ni se voiler la face.

Roman de Philip Roth
Editions Gallimard

:: L’histoire ::
Après onze ans de réclusion volontaire dans la campagne du Massachusetts, Zuckerman remet les pieds à New York, pour une intervention bénigne mais qui le renvoie à sa déchéance physique. Dans la ville accablée par la réélection inattendue de George W. Bush, trois rencontres vont bouleverser ses plans : Amy Bellette, vieillie et presque mourante, elle qui, dans l’éclat de sa jeunesse, fut la muse de E.I. Lonoff, son mentor ; Richard Kliman, jeune arriviste insupportable qui le harcèle parce qu’il veut révéler les secrets de Lonoff ; et puis, surtout, un jeune couple d’écrivains avec qui il envisage un échange de maisons. Et voilà Zuckerman, qui se croyait immunisé, en proie à un ultime coup de foudre. Pour Jamie, la très charmante jeune femme du couple. Va-t-il passer à l’acte? Ou se servir de ce dernier amour pour écrire encore – traduire dans une fiction les fantasmes qu’il lui inspire?
sources : © Gallimard 2009

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