Un vieux garçon

Le portrait d’un jeune homme déchiré entre ses deux natures : jovial, bon-vivant et séduisant, mais aussi tourmenté, obsédé par la mort, et perpétuel insatisfait. Lire « Gustave Flaubert à 20 ans », c’est découvrir la genèse des grandes œuvres de l’auteur mais c’est surtout découvrir que réconcilier les deux Flaubert qui cohabitaient en lui, l’amuseur plein de joie de vivre et l’angoissé pessimiste convaincu de l’inanité de l’existence, fut le grand défi de sa jeunesse. De ce premier succès dépendait tous les autres.

Biographie de Louis-Paul Astraud
Editions Au Diable Vauvert

:: L’histoire ::
Gustave Flaubert à 20 ans ne ressemble pas du tout à l’image que l’on se fait de lui aujourd’ hui. Loin d’être un jeune homme isolé qui écrit avec peine, il est un fougueux adolescent qui veut vivre des aventures et écrit avec une facilité déconcertante. Presque trop. La rencontre avec Marie Arnoux (l’ héroïne de « L’ Education sentimentale' », la description des plaisirs amoureux de Madame Bovary de même que son suicide, l’attrait pour l’Orient de « Salammbô », ou encore la fascination pour la tentation de Saint-Antoine, en un mot l’ensemble de l’oeuvre littéraire de Flaubert, tout cela était déjà en germe dès sa jeunesse. Il fallut seulement du temps, une quinzaine d’années de travail quotidien, pour qu’il parvienne à domestiquer son écriture et donner naissance à ses chefs-d’ oeuvre. Il fit ainsi mentir tardivement sa réputation, notamment dans sa famille, d’habitué à l’échec par paresse et à laquelle lui-même avait fini par croire par pessimisme. Il fit preuve pour cela d’une volonté qui confine à l’obstination. : © Au Diable Vauvert 2010

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