Une fresque du peuple de Naples

Récit de l’exil et du déracinement, ce roman désenchanté confirme l’immense et douloureux talent de l’auteur des « Braises ».
Né en Hongrie en 1900, Sándor Márai connaît dès ses premiers romans un immense succès. Antifasciste déclaré dans une Hongrie alliée à l’Allemagne nazie, il est pourtant mis au ban par le gouvernement communiste de l’après-guerre. En 1948, il s’exile et s’installe en 1952 aux Etats-Unis où il mettra fin à ses jours en 1989. Depuis une dizaine d’années, il est devenu un auteur culte de la jeunesse hongroise et jouit dans le monde entier d’une réputation égale à celle d’un Zweig, d’un Roth ou d’un Schnitzler.

Roman de Sándor Márai
Editions Albin Michel

:: L’histoire ::
Situé en 1949 à Naples, où Márai passa quelques années avant d’émigrer aux Etats-Unis, ce roman, largement autobiographique, brosse un tableau plein de vie et d’humour du petit peuple du Pausilippe. Comme égarées dans ce quartier haut en couleur, deux ombres : un couple d’étrangers discrets, jamais nommés autrement que  » l’homme  » et  » la, femme « . Viennent-ils d’Amérique, d’Angleterre, de Pologne, nul ne sait. Un jour, l’étranger est retrouvé mort au pied d’une falaise. A travers l’enquête du vice-questeur et les récits de ceux qui côtoyaient le disparu (sa femme, un franciscain, un agent de police), se dégage un portrait complexe et paradoxal de ce réfugié au statut. instable et fragile, qui jouait, sans le vouloir, le rôle d’un messie dans cette ville où. chaque année, le sang de San Gennaro (saint Janvier) se liquéfie miraculeusement
: © Albin Michel 2009

Laissez un commentaire