Un premier roman qui a reçu le prix Pulitzer 2010

« Les Foudroyés » est un roman tout en vibrations, un éloge de la contemplation active. Paul Harding y décortique le monde pour nous en montrer tous les rouages, le monde naturel, le monde des horloges, plusieurs générations d’une même famille, un cerveau épileptique, l’âme des hommes. Sa langue étonnante semble parfois frappée par la foudre, parfois aussi subtile que le mécanisme d’une horloge. Le lecteur y fait l’expérience généreuse de l’émerveillement.

Roman de Paul Harding
Editions Le Cherche-Midi

::L’histoire ::
Un vieil homme meurt. Allongé sur un lit d’hôpital installé au centre de son salon, entouré de sa famille, épouse, soeur, enfants et petits-enfants qui se relaient pour le nourrir, le laver, lui faire la lecture. George, un ancien horloger, sent le temps se déliter et le monde lui échapper. Dans le chaos de cette agonie, se précipitent les souvenirs. Notamment ceux de son père, Howard, représentant de commerce dans un coin rural et sauvage de la Nouvelle-Angleterre, qui parcourait la lande avec une charrette remplie d’articles divers, clous, savon, tabac, vaisselle, etc. Amoureux de la nature, Howard s’égarait parfois et, oubliant sa tournée, pouvait s’arrêter des heures au bord d’un ruisseau, dans un champ, dans les bois… et s’y dissimuler le temps que cessent les terribles crises d’épilepsie qui le terrassaient et qui étaient le secret honteux de la famille.
sources : © Le Cherche-Midi 2011

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