LES LITS EN DIAGONALE

Un amour admirable et difficile entre frère et soeur

Dans son premier roman « Les lits en diagonale », Ane Icart est la narratrice. A quarante ans, elle se penche avec tendresse sur son enfance avec son frère Philippe, handicapé mental.
« Je préfère la photo où tu me serres dans tes bras. On a l’air de s’aimer à la folie. On s’aime à la folie. » De l’enfance à aujourd’hui, l’histoire bouleversante d’une petite soeur « normale » et de son frère « pas comme les autres ».
Un roman à lire d’une seule traite.

Roman de Anne Icart
Editions Robert Laffont

:: L’histoire ::
Il a cinq ans de plus qu’elle, ils dorment dans la même chambre, leurs lits en diagonale, et il est son grand frère adoré, son héros. Anne a à peine sept ans – « l’âge de raison » – quand sa mère lui dit que Philippe est malade, et qu’il ne guérira pas. Elle ne comprend pas tout, elle est trop petite, mais elle reçoit l’essentiel, de plein fouet : elle comprend qu’il faudra toujours veiller sur lui. Ne jamais le laisser seul. L’aimer plus fort que les autres. De ce jour, elle va grandir le c ur accroché à son frère, « son héros aux ailes brisées », handicapé mental à cause d’une césarienne faite trop tard lors de sa naissance.
Comme des instantanés ultrasensibles de leurs vies, les souvenirs affluent, mêlant passé et présent, parfois cruels et douloureux, le plus souvent tendres et joyeux, voire cocasses. Et avec eux des sentiments extrêmement forts, le désir sauvage de protéger, la honte, le remords, la rage impuissante, la culpabilité, la peur, la difficulté à construire sa vie à soi, à aimer d’autres hommes – mais surtout l’amour, cet amour plus fort que les autres. « Personne ne peut imaginer comme je suis nouée à toi ; même pas moi » : c’est ce qu’elle raconte ici, de leur enfance dans les années 1970 à aujourd’hui où « tout va bien », parce que le regret de ce qui aurait pu être a laissé la place à l’acceptation de ce qui est vraiment.
Portée par une écriture lumineuse, l’émotion vous prend dès les premières pages et vous mène d’une traite jusqu’à la dernière ligne de ce récit aussi fort que bref : c’est rare.
sources : © Robert Laffont 2009

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