Le roman de la boxe

Romancier du voyage nourri de Joseph Conrad, de Cormac McCarty et du Hemingway du « Vieil homme et la mer », David Fauquemberg met en scène des personnages peu expansifs mais dont les actes et les mots essaient désespérément d’habiter le monde et y résonnent comme une quête de sens.

Roman de David Fauquemberg
Editions Fayard

:: L’histoire ::
Cuba, le milieu de la boxe. Des champions méconnus, éternels amateurs enfermés dans leur île. Je devais accompagner de jeunes espoirs français partis s’endurcir à Pinar del Río. Chaleur caraïbe, sessions d’entraînement intenses, riz-haricots noirs au menu, dortoir collectif… Le stage s’annonçait rude. Très rude. À trente ans, la fin de carrière approchait. Je le pressentais.
Claquement des gants sur les sacs, cuir contre cuir. Dans la fournaise du gymnase, j’ai remarqué Yoangel. Catégorie poids lourds. Un prodige. Le tempo, la présence, tout ce qui m’avait manqué. Lui, le paysan d’un pueblo perdu, cet esprit ombrageux traversé par l’antique magie de ses ancêtres Yorubas, réussirait-il l’impossible? Vaincre, vraiment ?
Yoangel Corto ne combattait pas l’adversaire. Il combattait la boxe.
sources : © Fayard 2009

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