Un huit clos oppressant

Karine Giébel, passée maître dans l’art du thriller qui fait froid dans le dos, frappe encore très fort. Dans ce huit clos oppressant, avec un retournement de situation inoui, l’auteur donne vie à des personnages complexes, voire inhumains, qu’elle se refuse pourtant à condamner. Un polar habité par une tension permanente.

Récits de Karine Giebel
Editions Fleuve Noir

::L’histoire ::
Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.
Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.
Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.
Deux morts et un blessé grave.
Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.
Je m’appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.
Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…
Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.
Je viens de mettre les pieds en enfer.
Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.
Et son sourire est le plus abominable qui soit
sources : © Fleuve Noir 2013

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