Pour éviter que l’histoire se répète

Après un premier récit autobiographique, « Ma place sur la photo » (Grasset, 2004), Amanda Sthers publiait un roman juif new-yorkais « Chicken street » (Grasset, 2005) avant de connaître un succès exceptionnel au théâtre avec « Le Vieux Juif blonde » (Grasset, 2006), succès confirmé par « Madeleine » (Stock, 2007), » Keith me » (Stock, 2008) puis Les « Terres saintes » (Stock, 2010).

Roman de Amanda Sthers
Editions Stock

::L’histoire ::
« Quand j’avais six ans, mon oncle Benoît s’est suicidé. Il était beau. Il était vivant et enfantin parce qu’il était fou aussi. Ma mère a épousé un psychiatre et celui-ci lui a donné trois enfants, mais a échoué à sauver son frère. Juste après, ils ont divorcé et ma mère est morte aussi, morte à mes yeux : Viviane avait presque la même voix, le même visage, le même prénom, les mêmes gestes, mais cette dame qui s’occupait de nous n’était pas ma maman. Je suis mère à mon tour, j’ai des enfants, l’âge de ma mère à cette époque, et mon frère a l’âge de Benoît. Depuis plus d’un an, Benoît hante mes rêves et me dit qu’il a froid. À Madagascar, où ma mère a grandi, c’est le signe que le retournement des morts doit avoir lieu. Il faut sortir le cadavre de son tombeau et procéder à une série de rites afin de faire fuir ce qui n’est pas mort avec lui. Pour éviter que la malédiction s’abatte, que l’histoire se répète, pour rompre le charme. »
sources : ©Stock 2012

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