TOXIC

Essai de William Reymnd
Editions : Flammarion

A lire d’urgence!

En trente ans, à notre insu, l’alimentation a changé dans des proportions dramatiques. Désormais les fruits et légumes sont chargés de pesticides cancérigènes, les desserts sont saturés en acides gras nocifs, certaines saucisses entraînent des mutations de l’ADN humain et des steaks hachés contiennent la viande de… quatre cents vaches différentes ! Science-fiction ? Activisme ? Paranoïa ? Non, rien de tout cela mais une réalité établie et confortée par de nombreuses études scientifiques qui aboutissent à la même conclusion : suivant l’exemple américain, l’espérance de vie de nos enfants sera plus courte que la nôtre. Des conséquences de l’épidémie mondiale d’obésité à la dure réalité de l’élevage industriel, des véritables raisons de la multiplication de certains cancers à l’ampleur des risques encourus à chaque coup de fourchette, Toxic révèle comment nous en sommes arrivés là. Et comment nous pouvons en sortir, à condition de réagir. Vite. Après avoir enquêté sur l’affaire Dominici, l’assassinat de JFK et les secrets de Coca-Cola, William Reymond dévoile la face cachée de notre alimentation quotidienne. Une chose est sûre : une fois cet ouvrage lu, vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même façon…

Une interwiew très interessante de l’auteur par Laetitia Craveul du Journal Le Monde du 8 mai 2OO7

sources : © Flammarion 2007

William Reymond, auteur de « Toxic » LE MONDE | 08.05.07 | 16h07 • Mis à jour le 08.05.07 | 16h07

William Reymond, vous êtes l’auteur de Toxic (Flammarion, 354 pages, 2007), une enquête consacrée aux causes de l’obésité, principalement axée sur l’expérience américaine. Comment s’est cristallisé, outre-Atlantique, le combat contre les acides gras trans ? Cela a commencé de façon classique, avec des communiqués d’associations de consommateurs qui dénonçaient le recours aux acides gras trans, et un lobby industriel qui mettait en doute leurs propos. Il a fallu un procès intenté en 2003 contre Kraft Food, sur la présence de ces acides dans ses cookies, pour voir les choses évoluer. Désormais, les autorités fédérales ont rendu l’étiquetage obligatoire. A New York, le recours aux acides gras trans va être interdit dans les restaurants. Les entreprises n’ont pas peur des contrôles ou des amendes, mais plutôt de la mauvaise publicité. Sur ce sujet, elles raisonnent plus en termes d’image. Par conséquent, ne pas avoir recours aux acides gras trans est devenu un argument commercial. Des restaurants l’affichent même sur leurs cartes. Ce qui est affolant, c’est que les industriels savent que leur coeur de marché, ceux qui consomment beaucoup, n’en a rien à faire. Ils continuent donc à agrandir la taille des burgers, mais c’est sur la salade et les petites portions qu’ils font leur publicité. En France, McDonald’s change son huile de cuisson afin de baisser le taux d’acides gras trans. Est-ce le signe d’une prise de conscience ? En soi, cette annonce ne m’étonne pas, car cette évolution devient une tendance de fond. En outre, le fait que le groupe soit montré du doigt aux Etats-Unis n’est sans doute pas anodin. A chaque fois qu’on parle acide gras trans, on évoque les frites de McDonald’s. C’est l’intérêt des groupes de montrer qu’ils sont présents sur ce terrain des troubles liés à l’alimentation (maladies cardio-vasculaires, obésité). C’est leur intérêt aussi de changer de pratique avant que la législation ne les contraigne à le faire, comme au Danemark. Contrairement aux saturés, les acides gras trans qu’on trouve dans les produits transformés ne sont pas nécessaires : ils ne sont présents que pour des raisons industrielles, donc économiques. Propos recueillis par Laetitia Clavreul

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