UN MENSONGE SUR MON PERE

Un récit autobiographique

“Mon père a passé sa vie à dire des mensonges et, parce que je ne savais pas faire autrement, je les ai répétés. Mon monde était un tissu de mensonges, grands et petits, sur tout.”
John Burnside est né le 19 mars 1955 dans le Fife, en Écosse. Poète reconnu (il a reçu en 2000 le prix Whitebread de poésie), il est l’auteur des romans « La Maison muette », « Une vie nulle part » et « Les Empreintes du diable ».

Roman de John Burnside
Editions Métailié

:: L’histoire ::
Le mensonge dans le titre de cet étonnant récit est né de la honte. En voyageant au nord de l’Etat de New York dans les années 90, John Burnside ne peut pas supporter de partager la vérité sur son père lors d’une conversation de rencontre avec un auto-stoppeur. Il dissimule son malaise sous un mensonge. Ce qui lui est naturel. Son père, abandonné quand il était bébé devant la porte d’un inconnu, a créé un remarquable réseau de mensonges pour effacer cet événement insupportable. John, dès son enfance, a représenté tout ce qui n’allait pas dans le monde et il est devenu le destinataire de la haine de soi de son père sous la forme d’une violence furieuse et, pire, d’une humiliation mesquine et cruelle. John a grandi au contact rude de la classe laborieuse écossaise puis ensuite anglaise. Il a appris à mentir à son père, puis, plus tard, sur son père.
« Quarante ans après, je me souviens de tout, et je rêve les mêmes rêves. Nuit après nuit, je peuple l’obscurité. » À l’instar de ses autres romans, John Burnside ne cesse de s’interroger sur l’enracinement de l’individu dans son environnement et dans son époque. Récit autobiographique, « Un mensonge sur mon père » est son œuvre la plus aboutie.
sources : © Métailié 2009

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