Une enquête sur ses origines

Avec Une prière pour Nacha, Frédéric Brun clôt une trilogie familiale commencée en 2007 avec « Perla » (qui a reçu en 2007 le Goncourt du premier roman) et suiviepar « Le roman de Jean », en 2008. Dans ce nouveau récit, il fouille la mémoire dans ce qu’elle a de plus intime, de plus insaisissable, à travers le personnage de sa tante Nacha, atteinte d’Alzheimer.

Roman de Frédéric Brun
Editions Stock

:: L’histoire ::
Alors que la maladie multiplie les absences, fragmente l’existence jusqu’à la vider, la déshumaniser, il s’interroge sur ce qu’est un être sans mémoire. Comment en retracer le parcours ? Comment lui rendre sa dignité ? Quelle prière lui adresser ? Il s’aperçoit alors que la mémoire familiale ne lui a été transmise ni par sa mère, Perla, ni par sa tante, nées de parents juifs polonais. De nombreuses questions le traversent : en l’absence de gestes, de récits, de rites, ou de liturgie, la  » mémoire juive  » peut-elle se transmettre par les gènes ? À quelle croyance se rattacher lorsque l’on naît d’un père chrétien et d’une mère juive ? Peut-on trouver une autre foi grâce à des philosophes comme Maïmonide, Spinoza et Martin Buber ? À partir de photographies, de livrets, d’actes d’état civil, de documents administratifs, il mène une enquête sur ses origines qui le conduit aux rues du Marais, au Mémorial de la Shoah, à Ribérac, à Lyon, jusqu’au cimetière polonais d’Olkusz. Peu à peu l’arbre généalogique se ramifie. Réapparaît une communauté perdue de vue. Chemin faisant, il écrit un livre yizkor, un livre de prière en la mémoire de Nacha, mais aussi envers ceux de sa famille qu’il n’a pas connus. Il allume une lumière pour la vie.
: © Stock 2010

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