WINDSOR, un maître d’ouvrage de qualité

Jean-Paul MASSÉ, le Président de WINDSOR, vient de fêter les 20 ans de sa Société. Il nous accueille pour évoquer son parcours, ses motivations, ses convictions.

Les motivations pour créer WINDSOR :
«Beaucoup d’inconscience et un péché d’orgueil. Mais une vision globale»

Diplôme de Sciences-Po Paris en poche, Jean-Paul Massé intègre naturellement un grand Groupe –celui de l’immobilier de PARIBAS- où il fait rapidement son trou. Les 14 ans passés à la SACI s’articulent autour de 3 axes différents : la recherche et le montage des opérations – “le nerf de la guerre” -, la gestion d’une île pour milliardaires –CAVALLO – “A 30 ans, une expérience unique. Personne ne voulait de ce poste, je l’ai accepté à condition d’avoir les pleins pouvoirs pour remettre l’île d’aplomb” -. Pari gagné ! Enfin la création et le développement de l’Agence de Lille “l’immobilier vécu comme une PME”.

Jean-Paul Massé rejoint, en 1983, le groupe FERINEL de Bernard ARNAUD pour créer la première société sur PARIS. Une belle réussite qui prend appui sur une équipe amenée par Jean-Paul Massé avec le soutien actif d’une société mère qui à l’époque avait taille humaine.

Mais la vieille question existentielle de la poule et de l’oeuf reste toujours sans réponse : ce succès est-il lié aux qualités du manager ou est-il simplement porté par le groupe dont il porte les couleurs ? Une seule solution pour connaître la réponse : faire le saut! “Pour se lancer, il faut beaucoup d’inconscience, avoir une vision globale de ce qui vous attend et commettre un immense péché d’orgueil” avoue-t-il. Et d’ajouter : “Pour réussir il faut accepter les règles du jeu de la société capitaliste et surtout trouver le bon associé et disposer de la bonne équipe”.

Persuadé qu’il avait l’expérience nécessaire, Jean- Paul Massé ne se lança dans la création de WINDSOR qu’avec un associé – 50/50- qui apporta les capitaux nécessaires à la mise sur orbite. Lui-même constitua une petite équipe de spécialistes et de fidèles “le noyau dur”. “Il ne faut jamais oublier que la réussite d’un homme, c’est d’abord la réussite d’une équipe” aime à rappeler Jean-Paul Massé. “Le président, c’est le capitaine de l’équipe. Il donne le cap, tient la barre, et a la vision globale qui permet de piloter l’entreprise”.

La plus belle réussite en 20 ans : être reconnu par ses pairs comme un vrai pro, prouver qu’il n’y a aucune antinomie entre immobilier de qualité et marge confortable et amener la Société là où on souhaitait qu’elle soit c’est à dire dans «la cour des moyens» qui vous permet d’être choisi par des décideurs quand ils en ont assez des grands groupes avec leurs interlocuteurs qui n’en finissent pas de changer. “Pendant 19 ans, nous avons capitalisé nos profits et n’avons procédé à aucune distribution de dividendes”. Aujourd’hui les 15 millions d’€ de fonds propres dont WINDSOR dispose, lui permettent de faire face à ses activités et à envisager des développements externes. “Ces 20 ans ont été une lente marche en avant qui nous a permis de conforter notre indépendance. Mais ne l’oublions jamais, il y a eu aussi cette grande crise des années 90 qui nous rappelle que ce métier est dangereux”. explique Jean-Paul Massé. “Notre plus belle réussite en 20 ans aura été d’atteindre cette indépendance financière qui nous permet d’envisager l’avenir sereinement. Car c’est ma responsabilité vis-à-vis de mes collaborateurs et de mon associé, et aussi ma fierté d’assurer la pérennité de WINDSOR”.

Propos recueillis par Éric Gourdoux et Hervé Giraud pour COOLTURE.

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