Les « danseuses » de Michel Déon

La maison d’édition girondine Finitude publie cinq nouvelles, gracieuses et à peine mélancoliques, de l’académicien Michel Déon, alors débutant.
Par ce livre au charme délicieusement rétro, il prouve une fois encore que si les époques changent, si les rapports entre les hommes et les femmes évoluent, les jeux de l’amour et du hasard, eux, sont intemporels.

Roman de Michel Déon
Editions Finitude

::L’histoire ::
Sur les rives du Lac Léman, dans les rues de Paris ou de Formentera, les personnages de Michel Déon ont souvent l’allure et la décontraction d un Gregory Peck, ou le charme et le piquant d’une Audrey Hepburn. Ce sont les années 50, celles de Vacances Romaines, celles où un héros pouvait s’émouvoir à la simple vue de la lisière d’un bas, où le coeur d une héroïne s’emballait au rythme d’un mambo. Mais si une pointe de désenchantement se laisse parfois deviner au cours ces chassés-croisés amoureux, c »est peut-être parce qu »il ne faut pas prendre l »amour à la légère.
Les cinq nouvelles qui composent À la légère ont été écrites par Michel Déon dans les années 50. À travers ces cinq histoires se révèlent cinq personnalités qui composent, comme à travers un kaléidoscope, l’idéal féminin d’une époque. Qu’il mette en scène une trapéziste, une timide secrétaire orpheline, une jeune fille dénudée sur une plage espagnole, une aventurière à Genève ou une paysanne sur une île méditerranéenne, c’est toujours une amoureuse que campe Michel Déon. Et les hommes sont loin d’avoir le beau rôle dans ces histoires : souvent conformistes, parfois veules ou velléitaires, voire même légèrement cruels, ils ne paraissent jamais glorieux et ne sont que les faire-valoir de l’éternel féminin.
sources : ©Finitude 2013

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