Un roman puissant

Pour son second livre (après « Le Cryptographe »), Tobias Hill pratique une littérature au coup de poing. Roman vif et dépaysant au suspense permanent, « La cité sans murailles » s’enrichit, en filigrane, d’une histoire d’amour. Inquiétant, d’un pessimisme noir, il s’impose comme une méditation sur le poids du secret et la fatalité du silence.

Roman de Tobias Hill
Editions Rivages

:: L’histoire ::
Fuyant un divorce douloureux, Ben Mercer, jeune archéologue diplômé d’Oxford, s’envole vers la Grèce où il espère se retrouver. Il atterrit à Métamorphosis, grill peu fréquentable de la banlieue d’Athènes, où il se laisse bercer quelque temps par le rythme épuisant des tâches quotidiennes. Mais un midi, alors qu’il se croyait à l’abri, loin de tout, Ben sert Eberhard Sauer, ancien collègue d’Oxford, qui lui parle d’une fouille à Sparte. Il n’en faut pas plus au jeune homme pour décider de se faire embaucher dans l’équipe et rejoindre le site. A l’arrivée, l’accueil est glacial. S’il se lie petit à petit avec les autochtones, le noyau du groupe le tient à distance. On les dit méprisants, cruels, chasseurs de chacals. Que cachent en réalité Max, Eberhard, Jason, Natsuko et Eleschen et leur amour pour  » la cité sans murailles  » ? Et jusqu’où Ben ira-t-il pour se faire accepter par ces nouveaux Spartiates?
sources : © Rivages 2009

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