Un roman splendide

Née en 1957, Lorrie Moore se fait remarquer à l’université par Alison Lurie. En 1985, son premier recueil de nouvelles, « Des histoires pour rien », connaît un succès immédiat. D’autres livres suivront, comme « Vies cruelles » ou « Déroutes ». Après plus d’une décennie de silence, elle revient avec « La Passerelle », un roman plébiscité par la presse américaine dès sa parution en 2009. Lorrie Moore dresse le portrait d’une jeune femme et de ses grandes espérances. Mais derrière l’ironie qui vise juste, c’est aussi un livre bouleversant sur la fragilité des apparences et sur une Amérique en plein désenchantement.

Roman de Lorrie Moore
Editions de l’Olivier

:: L’histoire ::
Tassie Keltjin est une vraie  » country girl « . Elevée dans une ferme du Midwest, elle sait à peine ce qu’est un taxi et n’a jamais franchi les portes d’un restaurant chinois. Lorsqu’elle s’installe en ville pour ses études, elle plonge avec euphorie dans ce tourbillon de nouveautés : le campus, les cinémas, les longues discussions entre amis… Elle a vingt ans et tout à découvrir. Pour arrondir ses fins de mois, elle trouve un emploi de baby-sitter dans une famille atypique. Sarah dirige un restaurant à la mode; Ed a les cheveux longs, bien qu’il frôle la cinquantaine. Ils ont adopté une petite fille métisse, Mary-Emma. Rapidement, le tableau idyllique se décompose. Le couple est de plus en plus étrange et la couleur de peau de l’enfant confronte chaque jour Tassie au racisme ordinaire.
: © Editions de l’Olivier 2010

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